jeudi 29 janvier 2015

Un début d'année en poésie

André Benedetto, Urgent crier, Le temps des cerises, 16,00 € Ce recueil publie en fait deux anciens recueils d’André Benedetto, mort en 2009, devenus introuvables : Urgent crier et Les poubelles du vent. On connaît surtout cet écrivain comme dramaturge et directeur de théâtre et cela se sent dans cette poésie souvent réactive aux événements du monde et qui semble en grande partie écrite pour être proférée, projetée dans l’espace sonore mais qui ne se refuse cependant à aucune tentative d’écriture. 

Bernard Chambaz, Été II, Flammarion, 19,50 € Un gros volume de poésie (260 pages) divisé en 5 chants, soient 500 séquences faisant suite au précédent recueil Été I, construit selon la même structure, avec des écritures très variées depuis la poésie en prose jusqu’à des textes proches de la poésie sonore. La vie du poète dans ses multiples péripéties à travers le monde entre souvenirs, sentiments, récits… Un volume très attachant. 

Deborah Heissler, Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe, Cheyne, 15,00 € Quatre parties au titre japonais composent ce petit recueil : « entrevoir, silence, image fixe, scène de nuit » renvoyant donc toutes à la thématique principale, l’écriture de la contemplation du monde, celle des paysages mobiles et évanescents, comme une façon contemporaine de renouveler le haïku en langue française. 

Jacques Jouet, L’Histoire poèmes, POL, 26,00 € Encore un gros recueil de 227 poèmes consacrés, en grande partie, et comme l’indique le titre à des « événements historiques » comme « 1940, les défaites se suivent » ou « de la déclaration Balfour, du Mandat et des suites », sujets qui, a priori semblent peu poétiques mêlés cependant à d’autres faits moins historiques comme « cherche une devise » ou « Jacques Roubaud, premier livre ». On reconnaît bien là l’esprit oulipien de ce poète qui joue avec délectation des idées reçues ou officielles pour, avec beaucoup d’humour, les transmuter en poésie.

JP Balpe (Màj 29/01/15) : http://hyperfiction.blogs.liberation.fr 

samedi 3 janvier 2015

Cantabile / Deborah Heissler / André Jolivet


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l'énigme de mes doigts 
à ta lèvre sidérée 
Obscure 

Juste amnésie à la langue de nos désirs 
corps inclinés, paupières closes

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