samedi 19 septembre 2009

Jusqu'ici, je n'ai fait que regarder mon père empoigner la terre, prendre une fontaine par les cheveux, la tenir à bout de bras avant de la poser sur mon nom.

Sa mort n'a pas de vérités, rien qu'une foule de petits mots qui disent n'importe quoi et dont les cendres continuent de veiller à proximité de l'avenir. [...]

L'épine et sa mésange, Jean-Claude Dubois.

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Et c'est mystère d'aller à ce silence de palais pour seulement fixer la geste d'un vent sévère. Territoire de haut-goût, fais part de tes fidélités. Beau-perdant qui ne prétend à rien, porte à ta bouche ce grain d'obscur.

Petite suite des heures, Dominique Sorrente.

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Messiaen, devant l'écran.

samedi 12 septembre 2009

Aussi il est des liqueurs fortes qu'on boit pour oublier - si la poésie est opium

vendredi 11 septembre 2009

Ivre, ayant renversé ta charrue, tu as pris le soc pour un astre, et la terre t’a donné raison.

L’herbe est si haute à présent que je ne sais plus si je marche, que je ne sais plus si je suis vivant.

La lampe éteinte est-elle plus légère ?
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Drunk, having overturned your plow, you took the plowshare for a star, and the earth agreed with you.

The grass is so high now I no longer know if I am walking, I know longer know if I am alive.

Does the darkened lamp weigh any less?

**Lichens de Jacques Dupin sur Remue.net

mercredi 9 septembre 2009

Les doigts sur la Claire de Lune, un peu plus tard. Demain.