mercredi 19 août 2009

Le fil comme profond du sommeil de la trace de l’oubli de la pierre du souffle du pli – gris rose approximatifs et l’instinct des bornes puis l’horizon.

Je me tourne vers Tal-Coat alors résolue à ne plus distinguer ce que je vois – continuité entre l’œil et la main le couteau la peau.

Le geste. Canson blanc à présent sur la table devant la lampe.

C’est la nuit que j’ai le plus envie de lui parler, quand l’éclat des lampes sur la fenêtre du salon me le rend invisible. Je sais qu’il est là, veillant dans le noir, et le savoir m’apaise – comme à l’enfant perdu dans son sommeil, la voix des parents dans la chambre voisine.

La Présence pure, Christian Bobin.