jeudi 31 janvier 2008

Transfert rhétorique qui fait de la langue du poème un équivalent de son modèle architectural - ne manifestant pas une forme d’hiératisme linguistique, à la fois pérenne et communicable (dans la mise en œuvre de la rime, de la figure ou de l’énoncé phrastique uniquement...).

mercredi 23 janvier 2008

Tragédie d’adultes en réminiscence de jeux d’enfants, eux-mêmes en réminiscence de tragédies plus immémoriales.

Perdre d’abord le langage et croire se perdre dans cette perte même ; faire l’épreuve d'une incapacité des mots à vous relier au monde, avant de les voir faire retour et porter dans un rythme autre, qui les rend uniques, tout le poids de l’énigme.

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Ecouté cette pièce pour piano préparé, de John Cage

jeudi 17 janvier 2008

Si cet espace et ce temps relèvent d’une expérience humaine au quotidien, cette expérience est toujours ordonnée par et dans le langage selon des unités lexicales, des données morphologiques, des constructions syntaxiques et des processus discursifs.

dimanche 13 janvier 2008

Là où s’achève la terre, quand l’esprit est saisi par l’alliance des contraires - ou encore l’irréductibilité d’une métaphore -, se creuse alors le mystère et l’angoisse du temps, son épaisseur, l’enveloppement des mots.

jeudi 10 janvier 2008

Notations quotidiennes de E. de J. ou de H. où l’objectif centrale reste la descente en soi. Il me semble que l’atomisation textuelle apparaît à chaque fois et chez chacun d’eux comme l’appropriation d’une forme significative du monde. Une forme qui correspond le mieux au projet qui l’habite.

mardi 8 janvier 2008

Pourquoi sommes-nous si obsédés d’interrogations sur la modernité, sur la question de la modernité, et de la rupture ? Bien sûr, il y a une dimension historique à cela. —

Hidetaka Ishida, Le temps des œuvres, Mémoire et préfiguration, [conclusion].

samedi 5 janvier 2008

Temps sans présence aussi, sans événement, temps sans consolation, trame usée, vide. Ce qui y vient, à bien regarder ne fait que revenir. Tout avec le temps revient, avec la douce obstination de ce qui n’a qu’une existence improbable et injustifiée - Pour mémoire.

jeudi 3 janvier 2008

On entre dans un autre territoire, celui du rêve éveillé, qui est la première échappée. Le rapport à l’espace est alors de transfiguration et d’extrême fragilité.

[...]

Il est un paroxysme de la déshérence - le moment où celui-ci se transmue, état indéfinissable et intermédiaire peut-être, entre la terreur et l’extase, l’euphorie et la commotion, en une sorte de jouissance et d’effroi.

mardi 1 janvier 2008


Ne peut-on rêver d’une plus grande «transparence », dans laquelle les choses seraient simplement situées, mises en ordre avec les tensions que créent les distances, les accents particuliers que donne l’éclairage ? Les blancs, loin de les séparer, permettent d’entrer dans une multitude de rapports, d’autant plus ouverts qu’ils sont simplement suggérés.


Vincent Van Gogh, Pont-Levis à Nieuw-Amsterdam.